juil 282011

>>> mercredi 06 Octobre 2010

( Denise Vindevogel et Jean-Jacques Mathy – Belgique 2009 – 78 min )

Rencontre avec les sans-papier en grève de la faim dans l’église du Béguinage et, à travers ce cas d’école, enquête sur la façon dont le capitalisme intègre de manière structurelle et à l’échelle mondiale, la migration d’une main d’oeuvre sans droit soumise à une flexibilité outrancière, au racisme et à la pression sur les salaires. Le petit doigt sur la couture du patalon, le gouvernement belge joue ce jeu pervers sans complexe. Mais, même dans les conditions les plus précaires, l’humanité se lève et entre en résistance.

En présence des réalisateurs et de Michel Roland, médecin.

juil 282011

>>> mercredi 10 Novembre 2010

( Eran Riklis – Allemagne, France, Israël 2007 – 106 min )

Depuis la mort de son mari, Salma vit des modestes revenus que lui rapportent ses citronniers. Lorsque le ministre israélien de la défense et son épouse viennent s’installer dans le voisinage immédiat, les services secrets décrètent que le bosquet de citronniers doit disparaître pour des raisons de sécurité. Salma, cependant, refuse le dédommagement proposé par le ministre et, avec l’aide de son avocat, décide de porter l’affaire devant la Haute Cour de Justice Israélienne.

Un film de fiction éminemment subtil, qui aborde la réalité de la colonisation israélienne dans ses dimensions quotidiennes, à travers deux portraits de femmes.
Invités:
Jacques Bude, professeur d’université
Valerie Alaluf, medecin
Marie Jeanne Widar, medecin

juil 282011

>>> mercredi 08 Décembre 2010

( Carole Poliquin – Canda 2008 – 88 min )

Une expérience planétaire est en cours et nous en sommes les cobayes. Chaque jour, des tonnes de substances toxiques sont libérées dans l’environnement sans que nous en connaissions les effets à long terme. Certaines d’entre elles s’infiltrent dans nos corps et dans celui de nos enfants. En même temps que notre patrimoine génétique, nous transmettons notre patrimoine toxique. Dans une enquête inédite, menée avec rigueur et humour à partir de ses propres analyses de sang, la réalisatrice explore les liens entre ces substances et l’augmentation de certains problèmes de santé comme les cancers, les problèmes de fertilité et l’hyperactivité.

Invité : Thierry Laureys auteur du livre Changer le modèle agricole en Wallonie.

Ce livre montre que depuis une vingtaine d’années les germes d’un autre modèle agricole sont en gestation en Wallonie et dans de nombreuses régions du monde. Ces germes sont des pratiques économiques alternatives, encore trop confinées dans des niches économiques marginales. En les faisant émerger sur le plan macro-économique nous pourrions construire un nouveau modèle agricole compatible avec le développement durable et la solidarité entre les peuples.

Thierry Laureys est actif depuis 25 ans dans de nombreux projets alternatifs de développement rural en Wallonie, licencié en sciences économiques politiques et sociales, membre d’ATTAC, membre du parti Ecolo, actuellement conseiller communal de Philippeville, membre de la commission agricole Ecolo, conseiller du Ministre de l’énergie de la Région wallonne José Daras, membre sympathisant du MAP,

Mouvement d’Action Paysanne.

>>> mercredi 12 Janvier 2010

( Gilles Perret – France 2009 – 83 min )

Ancien résistant et déporté, Walter Bassan a désormais 82 ans. Il vit avec sa femme en Haute-Savoie et mène une vie pour le moins active. D’écoles en manifestations, de discours en témoignages, Walter continue son long combat contre toutes les formes de démagogie, d’injustice et d’oppression. Celles d’hier comme celles d’aujourd’hui, dans une France et un monde où l’inégalité et l’injustice gagnent sans cesse du terrain. Gilles Perret réalise ici un portrait vivant de cet homme calme et insurgé. Avec la même simplicité et constance que Walter, le documentaire creuse l’Histoire, révèle l’actualité, l’importance et la nécessité d’une résistance au quotidien.

Invité : Herwig Lerouge, rédacteur en chef d’études marxistes. A étudié le processus de fascisation dans l’allemagne des années trente.

>>> mercredi 02 février 2011

( Gonzalo Arijon – France, 2010 – 110min )

Après cinq cents ans de pillage ininterrompu et de répressions brutales, l’Amérique latine se trouve à un moment décisif de son histoire avec l’arrivée au pouvoir de présidents progressistes, élus démocratiquement qui, pour la plupart, ne sont pas issus des institutions politiques traditionnelles. Ils ne sont pas là par hasard. Ils sont les incarnations de dizaines d’années de luttes populaires pour l’émancipation. Leur programme commun? S’unir pour tenter de résoudre la misère engendrée par les inégalités et l’exclusion sociale.
Gonzalo Arijon brosse une fresque lyrique, à la fois poétique et politique, à la mesure du sous-continent. Une radiographie sensible et complexe de nations et de populations tentant de reprendre en main le cours de leur histoire.



Invité
: Michel Collon, initiateur d’Investig’Action, lecteur critique des médias, spécialiste de l’Amérique latine, auteur notamment du livre Les 7 pêchés d’Hugo Chavez (Investig’Action / Couleur Livres, 2009).

>>> mercredi 02 Mars 2011

( Philippe Diaz – USA 2008 – 104 min )

Plus de 1 milliard de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour.
2,7 milliards de personnes luttent pour survivre avec moins de 2 dollars par jour.
Avec tant de richesses dans le monde, pourquoi y a-t-il encore tant de pauvreté ?

S’aventurant au-delà des réponses « populaires » sur les origines de la pauvreté, LA FIN DE LA PAUVRETÉ ? se demande si ses véritables causes ne viennent pas d’une orchestration des pays riches pour exploiter les plus pauvres, de l’époque coloniale à aujourd’hui.

Les peuples qui luttent contre la pauvreté répondent, condamnant le colonialisme et ses conséquences : appropriation des terres, exploitation des ressources naturelles, dette, néolibéralisme, demande permanente de croissance et mise en place d’un système économique dans lequel 25% de la population mondiale utilise 85% des richesses.

Des favelas d’Amérique Latine aux bidonvilles d’Afrique, des économistes de renom, des personnalités politiques et des acteurs sociaux révèlent comment les pays développés pillent la planète ; un saccage qui menace ses capacités à soutenir la vie et accroît toujours plus la pauvreté.

Invitée : Virginie de Romanet, membre active du CADTM (comité pour l’annulation de la dette du tiers monde).

 

>>> mercredi 06 Avril 2011

( Jihan El Tahri – France 2006 – 90 min )

Ce second volet est consacré aux plus hauts faits d’armes des internationnalistes cubains : la lutte pour l’indépendance de l’Angola.

Entre 1961 et 1989, ce ne sont pas seulement deux super-puissances qui se sont affrontées, mais quatre adversaires aux intérêts opposés. Les Soviétiques voulaient étendre leur influence sur un nouveau territoire, les États-Unis entendaient s’approprier les richesses naturelles de l’Afrique, les anciens empires sentaient vaciller leur puissance coloniale et les jeunes nations défendaient leur indépendance nouvellement acquise. Les jeunes révolutionnaires comme Patrice Lumumba, Amilcar Cabral ou Agostinho Neto firent appel aux guérilleros cubains pour les aider dans leur lutte. Et Cuba s’est mis à jouer un rôle central dans la nouvelle stratégie offensive des nations du Tiers-Monde contre le colonialisme des empires anciens et nouveaux.
Dans cette guerre, La Havane dépêche un corps expéditionnaire de 35 000 hommes sans prévenir le grand frère soviétique. Cette intervention permet au MPLA (Mouvement Populaire de Libération de l’Angola) de proclamer l’indépendance angolaise le 11 novembre 1975. Castro entame une tournée triomphale en Afrique, mais la stabilité angolaise reste fragile. En 1987, le Lider Maximo engage des forces supplémentaires aux côtés du MPLA. Un an plus tard, les Cubains s’invitent aux négociations qui s’ouvrent au Caire entre Angolais et Sud-Africains, sous les auspices américains, pour mettre fin au conflit. Des pourparlers qui aboutiront aussi à la libération de Nelson Mandela…

En donnant la parole à ceux qui ont contribué à écrire l’histoire, Jihan El-Tahri offre une vision inédite du continent africain. Tout l’art de la cinéaste consiste à faire dialoguer les acteurs et les témoins directs des conflits avec les archives filmées, souvent exceptionnelles. Un film d’histoire directe. Passionnant.

Invité : Tony Busselen

>>> mercredi 04 Mai 2011

( Mourad Boucif – Belgique 2006 – 82 min )

La Couleur du Sacrifice est un documentaire qui repose essentiellement sur le témoignage d’anciens combattants «indigènes» (essentiellement du Maghreb et d’Afrique noire) de l’ancien «Empire français». Leur rôle pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la Libération, a été complètement gommé de l’Histoire officielle; mais ils ont également été privés de leurs pensions d’anciens combattants ou bien ont vu ces pensions gelées, «cristallisées» selon l’expression officielle, par des mesures administratives arbitraires et injustes
Ces hommes cherchent aujourd’hui à faire exister cette page occultée de l’Histoire et à témoigner avec force et indignation de la façon dont le gouvernement français les ignore et est indifférent à leur égard.

C’est à la rencontre de tous ces hommes qu’est parti Mourad Boucif, en France d’abord, dans des foyers où beaucoup d’entre eux sont contraints de séjourner, seuls, loins de leurs familles, pour ne pas perdre leurs droits à une maigre pension, mais également au Maroc où les plus âgés disparaissent dans une froide indifférence de l’ancienne puissance coloniale. Ces témoignages viennent alors s’insérer dans un parcours qui retrace toute l’histoire de ces hommes plongés dans la Seconde Guerre mondiale à travers l’Europe, mais également mêlés, parfois à leur corps défendant, aux affres de la colonisation et de la décolonisation.

Cette leçon d’histoire — dans le meilleur sens du terme — mêle documents historiques, interviews d’acteurs de l’époque (africains, nord-africains ou européens), interventions d’historiens, reconstitutions théâtrales et cinématographiques. Loin de tout manichéisme, le film permet ainsi de mieux comprendre les liens multiples, complexes, ambivalents mais aussi chaleureux, qui ont uni et unissent encore les peuples des deux côtés de la Méditerranée.

Invité : Mourad Boucif, réalisateur du film.

>>> mercredi 1er Juin 2011

( Eyal Sivan – France, Belgique, Israël 2009 – 90 min )

L’orange de Jaffa est devenu le symbole du mythe sioniste selon lequel le courage et l’abnégation des colons juifs ont fait fleurir une terre désertique peuplée de quelques Bédouins. Et bien non : cultivée depuis plus de cent ans, l’agrume est le fruit d’une entreprise commune aux Arabes et aux Juifs, dans une Palestine multiconfessionnelle niée par l’expansion coloniale d’Israël. À partir du récit du label Jaffa, à l’appui d’images d’archives et d’entrevues, le film raconte la négation de la Palestine arabe, l’implantation de l’État d’Israël et son histoire.

Invité : Michel Staszewski,professeur d’histoire ,membre a l’UPJB (union des progressistes Juif de Belgique )et ayant effectué plusieurs missions en Palestine sera présent pour répondre a vos questions