>>> mercredi 07 Octobre 2009

IRONWALL
( Mohammed Alatar, Palestine 2006, 52 min, v.o.st. Fr )

Un des meilleurs films sur la colonisation au quotidien depuis 1967. Il montre son accélération depuis les accords d’Oslo et, plus récemment, à l’ombre du mur qui, chaque jour, réduit les libertés des Palestiniens à une peau de chagrin.
Réalisé par une association palestinienne d’appui aux agriculteurs, ce film donne la parole à des responsables associatifs, des paysans, des militants pour la paix, des journalistes, des soldats israéliens.
La crudité des images permet d’appréhender une réalité que les médias ne montrent jamais.

 

 

 

Palestine, ceux qui gardent la clé
( Ronnie Ramirez, 2003, 46 min, v.o.st. Fr )

Comme en réponse au film précédent, ce documentaire inédit, tourné lors de l’invasion israélienne en Avril 2002, témoigne de la résistance du monde culturel et artistique en Palestine.

Ecoles fermées, centres culturels saccagés, peintures lacérées, livres troués par les balles, instruments de musique troués par la guerre, le film dénonce la volonté de déraciner un peuple.

Cinq portraits d’artistes dans les territoires occupés, qui s’expriment sur leur engagement et leur combat, et la nécessité absolue de maintenir une culture vivante dans ce conflit qui les oppose à l’armée d’Israël.

Invité : Ronnie Ramirez réalisateur du film.

Né en 1971 à Santiago du Chili, émigre en Belgique à l’âge de quatre ans. Il étudie le cinéma, en section image, à l’insas. Opérateur puis chef opérateur pour des courts et longs-métrages, et des documentaires. « Les fantômes de Victoria » tourné au nord du Chili, est son premier film, récompensé à huit reprises dans des festivals internationaux. « Palestine, ceux qui gardent la clef » est son deuxième film, réalisé en marge d’une délégation artistique de solidarité avec la Palestine pour lequel il reçoit deux prix. Ensuite il réalise encore deux autres films, « place publique » et « un monde absent » en Patagonie chilienne. Parallèlement il enseigne le documentaire dans deux écoles de cinéma à Bruxelles et à l’étranger ( Vénézuela).


>>> mercredi 04 Novembre 2009

( Fernando Solanas, 2004, 115 min, v.o.st. Fr )

Durant ces 25 dernières années, de la dictature militaire à aujourd’hui, l’Argentine asubi l’un des effrondements économiques et sociaux les plus brutaux qu’un pays aitpu connaître en temps de paix. Ce pays riche et sa population ont vécu de plein fouetl’ensemble des traumatismes dénoncés par les alter mondialistes : ultralibéralisme éhonté, spoliation des biens de l’Etat, explosion de la dette extérieure, corruption politico financière massive. Tout cela avec l’aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales.
Incarnée par des hommes comme Carlos Menem, cette politique de la terre brûlée a abouti à ce que Fernando Solanas appelle « un véritable génocide social », un cataclysme inouï fait de famine, de maladies et de vies humaines sacrifiées.

Mémoire d’un saccage dénoue un à un les mécanismes qui ont conduit à cette catastrophe. Ce film est dédié à tous ceux qui résistent avec dignité et courage. Les chemins de la misère sont encore plus inacceptables lorsqu’ils sont prévisibles et qu’ils se passent en terre abondante. Dans la conjoncture actuelle, où l’on parle beaucoup de la crise, ce film trouve une troublante résonance dans le mépris par les banques envers les peuples, et l’énergie sans faille que mettent les gouvernements à renflouer les responsables du chaos actuel …

juil 282011

>>> mercredi 02 Décembre 2009

( Bernard Mulliez – 2005 – Belgique – 88 min )

Au printemps 2005, le promoteur immobilier Robelco, frappe les trois coups médiatiques d’un projet de « revitalisation » des Galeries Ravenstein à Bruxelles. Afin de « changer l’image de la galerie », le promoteur invite des galeristes à occuper temporairement des magasins. Au soir du vernissage, le dispositif de « revitalisation » apparaît in situ dans toute sa violence sociale. Au premier étage, les galeries d’art parées de tous les attributs de la légitimité culturelle. Au rez-de-chaussée, les cafés appelés à disparaître et leur clientèle frappée du stigmate de l’indignité. Bernard Mulliez mène des entretiens avec les différents intervenants. Du côté du monde culturel, outre les formes d’ (auto) aveuglement ou de lucidité désabusée, le racisme social des agents les plus compromis avec le promoteur laisse sans voix. La violence symbolique exercée contre ceux qui travaillent dans les bars du bas de la rotonde vient redoubler la violence économique, voire policière, décortiquées dans ce film, véritable épure des méthodes employées couramment par les promoteurs immobiliers.

Invité : Bernard Mulliez, réalisateur du film.

Artiste plasticien, Bernard Mulliez a produit ses dernières années trois films – vidéos qui tous abordent les enjeux politiques de la culture, son instrumentalisation économique, le rôle qu’elle occupe dans les processus de colonisation des villes et de la pensée par l’idéologie dominante et les forces du marché. À partir d’une discussion sur le film Art Security Service, le débat portera sur les mécanismes de gentrification à l’œuvre dans la plupart des grands centres urbains et sur la place qu’y tiennent les initiatives culturelles.

>>> mercredi 13 Janvier 2010

( Daniel Kupferstein – 2009 – France – 88 min )

La cité Balzac à Vitry-sur-seine est tristement connue pour le meurtre de Sohane, cette jeune fille brûlée vive dans un local à poubelles.
Loin des clichés et des à priori, le film montre le décalage incroyable qui existe entre le quotidien des habitants et la sinistre réputation de cette cité.
C’est à travers leur regard sur leur cité tant décriée, que ce film documentaire prend sa force.
Maria, Nouredine, Nini, Souvaïnou, Denise, Khoukha et d’autres, nous racontent leur Balzac avec tendresse et beaucoup de véhémence.
Ils ont beaucoup à dire sur leur passé, leur présent et surtout sur leur avenir qu’ils appréhendent avec inquiétude car un grand projet de transformation et de rénovation de toute la cité à commencé.
Aussi, quand la première barre d’immeuble s’effondre, on se surprend à partager leur émotion …
Invité : Daniel Kupferstein, réalisateur du film.
Réalisateur aussi bien de fictions, reportages ou films documentaires, Daniel Kupferstein tente dans son dernier film de traduire le regard sécuritaire, stigmatisant, parfois méprisant, d’un pouvoir économique, politique et surtout médiatique sur une cité qui arrive à exister, tisser des liens sociaux, nouer des amitiés et à prendre au quotidien son destin en main.
Daniel Kupferstein est également enseignant à l’Ecole Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation ( EICAR) sur l’écriture et l’initiation aux films documentaires.
Il est aussi formateur pour des bibliothécaires et des collégiens de Seine-et-Marne dans le cadre d’une sensibilisation aux films documentaires.

>>> mercredi 03 Février 2010

Et si Chavez réussissait
( Maryse Mano – 2006 – France – 51 min )

Symbole et levier d’une voie nouvelle en Amérique latine, Hugo Chavez a affronté le patronat, résisté au FMI, nationalisé l’industrie, modifié la Constitution et entrepris une réforme agraire.

Si ces orientations courroucent les pays du Nord, et particulièrement les États-Unis, elles semblent rencontrer les attentes d’une écrasante majorité de Vénézueliens. C’est en tout cas ce que constate Maryse Mano en enquêtant auprès de la population peu avant la troisième élection d’Hugo Chavez à la présidence du Venezuela.

La voix d’un peuple

( Bruno Lorvao et Gregory Shepard – 2007 – France – 53 min )

Depuis le 22 janvier 2006, Evo Morales Aymara est le premier président indigène de la Bolivie. Comme des milliers d’autres paysans et mineurs, il a fui la misère de l’Altiplano à la recherche d’un meilleur avenir. De son village d’enfance au palais présidentiel, la voix d’Evo Morales nous conte comment un fils de paysans aymara, éleveurs de lamas, est aujourd’hui à la tête de la refonte sociale, politique et économique de la Bolivie.
juil 282011

>>> mercredi 3 Mars 2010

( Jean-Michel Carré – 1999 – France – 90 min )

En 1994, les travailleurs de la mine de charbon Tower, au pays de Galles, ont décidé de racheter leur mine avec leurs indemnités de licenciement. Ils sont aujourd’hui actionnaires, patrons et employés de leur entreprise. Depuis lors, la mine n’a jamais été aussi rentable, l’absentéisme aussi faible et la sécurité aussi importante. Les mineurs financent aussi des associations locales, des projets éducatifs et culturels, les travailleurs en lutte à travers le monde.

>>> mercredi 31 Mars 2010

( Renaud Schaack – 2007 – France – 90 min )

Janvier 1959 : le triomphe de la Révolution cubaine provoque un véritable séisme en Amérique latine. Les nouveaux dirigeants parlent d’indépendance, de justice et d’émancipation. Ils développent une politique culturelle ambitieuse et organisent une réforme agraire qui dérange Washington. À travers un voyage dans l’histoire et ses tumultes, ce film propose une réflexion sur les ambitions et les difficultés d’une politique culturelle émancipatrice.

juil 282011

>>> mercredi 05 Mai 2010

( Marcel trillat – 2002 – France – 92 min )

Qui sont les ouvriers aujourd’hui ? Quelles sont leurs aspirations ? Quelles armes leur restent-il pour défendre leurs droits ? Quels sont leurs engagements ? Ont-ils conscience d’eux-mêmes et de leur utilité dans la société ? Pour répondre à ces questions, Marcel Trillat entreprend une promenade subjective dans le monde du travail et livre un carnet de voyage en six étapes à travers la France, un état des lieux non exhaustif du travail ouvrier aujourd’hui et de sa précarisation.

juil 282011

>>> mercredi 02 Juin 2010

( Anne-Marie Jacir – 2008 – territoires palestiniens – 109 min )

Soraya, 28 ans, née et élevée à Brooklyn, décide de rentrer s’installer en Palestine, le pays d’où sa famille s’est exilée en 1948. Sa route croise celle d’Emad, un jeune Palestinien qui, au contraire, ne souhaite qu’une chose, partir pour toujours. Pour tenter de gagner leur liberté, Soraya et Emad braquent une banque et fuient à travers le pays. Sous la trame du récit, c’est toute la problématique du retour qui est abordée, tandis que s’impose la violence absurde des barrages, des contrôles intempestifs, de l’impasse dans laquelle se trouve la Cisjordanie, dont la « barrière de séparation » apparaît comme le terrible symbole.